Fonds Régional d'Art Contemporain de La Réunion

la programmation

  • 2009.08.02-Whiliam Zitte-sans titre-dessin-85x150cm
  • Bester VII, Newington, London, 2017, IMG_LP
  • drummies_HiRes573
  • Sans titre - Masques, série 1, dyptique - B2O
  • The Hunter and the Prophet, 2004 copy
  • série karmon

hors les murs

NOUVELLES ICONES, EFFIGIES DE SEL ET D’OR Exposition

Lieu
Longère Sudel Fuma // Place du général de Gaulle, Saint-Paul
Du 2 octobre 2021 au 26 juin 2022
Horaires
Du mardi au samedi, de 10h à 18h
Vernissage
vendredi 1er octobre
Documents à télécharger
livret péda nouvelles icones (1.3MB)
DP EXPOS SUDEL FUMA SEPTEMBRE 2021 (43.5MB)

Artistes de la collection

Raphaël Barontini, Valérie Belin, Oleg Dou, Samuel Fosso, Thierry Fontaine, Meschac Gaba, Brandon Gercara, Lubaina Himid, Pieter Hugo, Lebohang Kganye, Barthi Kher, Jean-Marc Lacaze, Lionel Lauret, Pascal Lièvre, Alice Mann, Zanele Muholi, Lionel Sabatté, Mary Sibande, Abel Techer, Wilhiam Zitte

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C’est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c’est notre regard aussi qui peut les libérer. »

Amin Maalouf, Les identités meurtrières, 1998)

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Nouvelles icônes, effigies de sel et d’or est une exposition qui célèbre les individus, hommes et femmes qu’on a écarté du monde, celles et ceux qui ne correspondent pas à la norme, celles et ceux qui brillent par leur absence. L’exposition rassemble une sélection d’acquisitions récentes et anciennes de la collection du FRAC RÉUNION autour des problématiques identitaires que sont les constructions raciales, sociales ou sexuelles. Les artistes des quatre coins du globe se saisissent de la question de la représentation en tant que « soft power », soit l’influence à travers la culture. Ils réhabilitent le corps physique, social et psychique d’individus appartenant aux dites « minorités », une catégorie qui ne désigne pas les individus minoritaires dans le monde, mais bien celles et ceux qui n’ont pas le pouvoir et subissent souvent des oppressions. Ces artistes nous démontrent à travers leurs productions que l’identité est un objet de pensée et que notre conception de l’identité définit notre rapport à l’autre. Il y a ainsi une double nécessité identitaire, individuelle et collective mais fondamentalement l’identité nous échappe, elle s’évanouit dès lors qu’on veut la circonscrire.

Qui sont ces individualités à la fois dans et hors du monde ? Comment font-ils·elles de leur corps des étendards ? Que nous racontent ces visages, ces nouvelles icônes ?

Aux côtés de nombreux textes qui se font l’écho silencieux de cette prise de conscience (Senghor, Césaire, Haraway, Dorlin, Vergès), de nouvelles images et de nouvelles voix résonnent dans les pratiques artistiques contemporaines, elles placent le corps et le regard au centre des politiques de la représentation. Nouvelles icônes, effigies de sel et d’or est une manière de rendre hommage à la diversité du monde en sacrant ces êtres que l’histoire a voulu subtiliser de la terre. Il repose sur la double nature sémantique du terme, qui appartient aussi bien au domaine religieux qu’à la sphère populaire tout comme les idoles. Ces « effigies de sel et d’or » portent les stigmates de la vie et des systèmes de domination qui ont réduit l’humain à des catégories assignées (le noir, la femme, l’homosexuel, etc.) en opposition au modèle d’identification majoritaire (l’homme blanc adulte hétérosexuel) oubliant que nous sommes tous des êtres de frontière.


Diana Madeleine

Commissaire

Août 2021

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